CRIFCK: Kayak au féminin - Kayak féminin : Interview d'Anne-Laure Viard (US Créteil) médaillée de bronze aux JO 2008 et championnats du monde 2005, 2007, 2009.

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Kayak féminin : Interview d'Anne-Laure Viard (US Créteil) médaillée de bronze aux JO 2008 et championnats du monde 2005, 2007, 2009.

Article Mis en Ligne le 09-02-2015

ANNE-LAURE VIARD

Athlète de haut niveau, médaillée de bronze aux JO de Pékin, médaillée de bronze aux championnats du monde de 2005, 2007 et 2009. Actuellement licenciée au club US Créteil.

Interview de Stéphanie Vigier

Stéphanie Vigier :  Anne Laure, comment as-tu commencé le Canoë Kayak ? Et Quel est ton parcours ?

Anne-Laure Viard : J’ai commencé le kayak à l’âge de 10 ans au club d’Auxonne près de Dijon. Le sport m’a tout de suite plu. J’ai participé à mes 1ères compétitions régionales. 

En minime, j’ai obtenu mes 1ères médailles aux régates de l’espoir (3ème en minime 1ère année et 1ère en minime 2ème année).

En 1996, j’ai intégré le pôle espoir de Dijon. En junior, j’ai été sélectionnée en équipe de France juniors (8ème en k4 aux Europe en 1998 et 6ème en k2 aux Mondiaux en 1999).

Puis, j’ai intégré le pôle France de Dijon en l’an 2000. Et j’ai rejoint le pôle France de Toulouse en 2005.

J’ai été sélectionnée en équipe de France sénior en 2001 et j’ai participé à mes 1ers mondiaux en 2002.

J’ai participé aux JO d’Athènes en 2004 (10ème en k2) et de Pékin en 2008 (médaille de bronze en k2 500m).

Je suis médaillée aux championnats du monde de 2005 (3ème en k2 500m), de 2007 (3ème en k2 500m) et de 2009 (3ème en k1 200m).

J’ai mis un terme à ma carrière au début de 2010 et j’ai repris la compétition au niveau national en 2014 avec le club de Créteil.

 

S.V. : Penses-tu que le CK a évolué depuis tes débuts ?

A.L.V. : Le matériel a énormément évolué car à mes débuts il existait des normes de largeur pour les bateaux. Ces normes ont été supprimées au début des années 2000. Et les bateaux ont rétrécit et évoluent constamment.

Au niveau de l’entrainement, la venue d’un sélectionneur allemand en 1997 a apporté une nouvelle approche qui était basée sur l’endurance (en bateau mais aussi en musculation) et la préparation physique générale. Son arrivée a coïncidée avec mon intégration au pôle espoir lorsque j’étais cadette. Je crois que ça m’a donné les bonnes bases pour la suite de ma carrière.

Aujourd’hui, l’entrainement ne se réduit pas seulement aux séances de bateau ou de musculation/préparation physique générale, il intègre aussi plusieurs paramètres extérieurs comme la nutrition, la préparation mentale, la récupération… Il y a une approche plus professionnelle et plus complète du haut niveau qui n’existait pas au début de ma carrière.

 

S.V. : Quelles sont les épreuves qui t'ont le plus marquées dans ta carrière internationale, et pourquoi ?

A.L.V. : La 1ère est évidemment les JO de Pékin et la médaille. Cette course a représenté la concrétisation de toutes les années d’entrainement. Les émotions ressenties à ce moment-là méritaient de faire quelques efforts pour atteindre cet objectif que je m’étais fixé quelques années plus tôt.

Et les championnats du monde de 2005, 2006, 2007 et 2009 restent également de bons souvenirs car ils ont chacun un contexte particulier. En 2005, notre 1ère médaille mondiale. En 2006, on fait 4ème mais on sait que la médaille de l’année d’avant n’était pas juste un coup de chance. Le plus dur dans le sport de haut n’est pas d’arriver au haut niveau mais de rester à ce niveau plusieurs années de suite. En 2007, avec Marie nous avions eu quelques difficultés relationnelles juste avant les mondiaux et on a su se ressaisir pour aller chercher une nouvelle médaille de bronze en k2. Et en 2009, j’arrive à obtenir une médaille (de nouveau en bronze !) en mono dans ce qu’il sera mes derniers mondiaux. 

 

S.V. : Tu as arrêté ta carrière quelques temps et tu reviens sur le circuit. Quels sont tes plus gros challenges ?

A.L.V. : Les 1ères séances ont été dures d’un point de vue physique. Mais le plus dur était de ne pas rester focalisée sur les souvenirs des sensations du niveau physique et technique que j’avais quand je faisais du haut niveau. Après quelques séances, de « bonnes » sensations sont revenues.

J’ai appris aussi à ne plus être aussi exigeante qu’auparavant et à ne pas me fixer des objectifs trop élevés. Mais même après quelques années d’arrêt le plaisir d’être sur l’eau est toujours le même.

S.V. : Comment trouves tu la conciliation entre vie de famille, travail, pratique du CK et activités parallèles (comme la course à pieds que tu pratiques)?

A.L.V. : C’est une question d’organisation. Je pratique la course à pieds avec mes collègues de bureau. Nous courrons pendant notre pause déjeuner. Nous sommes un petit groupe de coureurs, c’est plus facile pour se motiver. On participe même à des courses (10km de l’équipe ou les 20km de Paris). On essaie de faire 2 à 3 sorties par semaine en fonction de la motivation de chacun, des conditions météo ou des courses.

Et je navigue le week end, pendant les vacances ou mes jours de repos lorsque je peux faire garder ma fille. Elle nous accompagne parfois au club et elle a déjà fait quelques tours en canoë avec son père, ça l’amuse beaucoup.

 

S.V. : Que peux-tu dire aux femmes qui hésitent à pratiquer le CK? Quel conseil pourrais-tu donner aux jeunes femmes ou femmes pratiquant le CK en compétition?

A.L.V. : Les bateaux d’initiation permettent un apprentissage des bases du canoë kayak sans risque de passer plus de temps dans l’eau que dans le bateau. Et l’évolution vers un bateau de compétition de course en ligne peut se faire au rythme de la personne.

Le moniteur/entraineur est là aussi pour donner les bons conseils. Une fois l’équilibre trouvé, les sensations dans un bateau de vitesse sont formidables. Et il y a tellement de disciplines différentes que chacune peut trouver le bateau le plus en adéquation avec ses envies et objectifs selon si c’est une pratique juste en loisir ou plutôt en compétition. Et généralement il y a une bonne ambiance dans les clubs de kayak, c’est toujours très convivial.

Et je ne peux qu’encourager toutes les pratiquantes à faire de la compétition. C’est le meilleur moyen pour se fixer des objectifs et se donner une bonne raison de les atteindre.

 

 


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